• Ce roman assez ancien met en scène François Besson, le narrateur. Celui-ci semble traumatisé par l’apparition furtive d’une jeune fille sur un vélomoteur, avant que celle-ci disparaisse. A partir de là, François Besson, totalement perturbé, est hanté par l’idée de la mort.

    Son amie Anna lui laisse entendre une forme de confession sur bande magnétique, où son désespoir s’affirme. Les intentions d’Anna restent confuses ; cependant, elle finit par se suicider, en faisant référence au déluge. Il est vrai qu’une pluie intense s’abat sur la ville située au bord de la mer. In fine, François Besson se laisse aller au désespoir.

    Ce roman, avec son implacable déluge, ne laisse aucune note d’optimisme à ses personnages.

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  • Premier volume d’une trilogie, Le Hameau amène le lecteur dans le sud profond des Etats-Unis, au sein d’une région où se situe le plus ou moins mythique « domaine du vieux Français ».

    Flem Snopes est un ambitieux. Il n’est pas riche, mais cela ne l’empêche pas de faire valoir les quelques atouts qu’il possède. Ainsi, il réussit à épouser la fille de la famille Warner, qui était déjà convoitée par un voisin.

    A la recherche d’un mystérieux trésor enfoui, il passe ses nuits, comme ses voisins, à en recherche la trace. Le lecteur sent dans cette quête un goût de domination, au sein d’une population qui semble pourtant être plus proche de la nécessité que de l’opulence, ce que révèle la tension entre les différents habitants pour s’efforcer de supplanter ses voisins.

    Au début du roman, la ruée des habitants pour tenter d’acheter des chevaux, dans une grande confusion, fournit une image vivante de la tension qui existe au sein de cette population au niveau de vie précaire.

    Ce roman peut être lu comme une bonne introduction à l’œuvre de Faulkner.

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  • Eldorado traite de l’un des sujets les plus tragiques de notre époque : le trafic maritime permettant à un certain nombre d’immigrés clandestins de quitter l’Afrique pour gagner l’île de Lampedusa. De nombreux immigrés périssent au cours de la traversée. D’autres, à peine plus chanceux, sont détroussés de leur maigre bien au cours de la traversée.

    Certains sont même renvoyés en Afrique dès leur arrivée sur l’île.

    Après la traversée, le capitaine Salvatore  Piracci rencontre à Catane une femme qu’il avait sauvée antérieurement. Celle-ci avait été abusée par les passeurs et son bébé était mort. Toute sa vie ultérieure consistait à rechercher le passeur qui avait trompé les passagers. Elle cherche à convaincre le capitaine Piracci de l’aider. Celui-ci accepte. Cependant, il ne retrouve pas toutes les embarcations. Il finit par abandonner sa mission et partir vers l’Afrique dans une barque de pêcheurs.

    Dans la même période, deux frères Soudanais décident de partir vers la Lybie en vue d’effectuer la traversée vers l’Europe.

    Cependant, l’un des frères décide de s’arrêter à cause de la maladie qui le ronge.

    L’autre frère, Suleiman, poursuit sa route, mais le groupe d’émigrants est dépouillé par les passeurs.

    Ainsi, ce roman très dur montre dans toute sa cruauté l’horreur du trafic des passagers originaires d’Afrique vers « l’Eldorado européen », que bien peu atteignent sains et saufs.

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  • Quoi de plus différent que l’Irlande de l’Allemagne ? Pourtant, l’écrivain allemand se complet à parcourir l’Irlande, fréquenter ses habitants au gré des pubs, des rues et des chemins qui traversent les landes. Il est sensible au mode de vie des habitants, généralement très ouverts, tout en pouvant parfois conserver une apparence et un ton un peu bourrus.

    C’est le charme du pays, qui ne se laisse pas dévoiler au premier coup d’œil du visiteur. Le récit d’Heinrich Böll ne dissimule pas l’émotion du voyageur à la découverte du pays et de ses habitants, généralement très hospitaliers et aimables avec les visiteurs.  

    Même la pluie, pourtant si fréquente en Irlande, contribue au bonheur de l’auteur à la découverte d’un pays dont le mode de vie semble aux antipodes du sien.

    En somme, il s’agît d’un récit très sensible d’un court voyage dans une terre qui se dévoile lentement.

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  • Temps glaciaires est un roman policier qui débute par une série de suicides et se poursuit dans les locaux d’une mystérieuse société dont les membres sont de fervents admirateurs de Robespierre.

    Parmi cette société se retrouvent des gens qui entreprirent un long voyage vers l’Islande, au cours duquel d’étranges crimes ont été commis à leur encontre par un mystérieux aventurier, qui aurait même présidé à des scènes d’anthropophagie.

    Le commissaire parisien Adamsberg alla enquêter en Islande, sans obtenir de résultats très probants, laissant son commissariat parisien sous la garde de son adjoint Danglard, avec lequel les relations sont un peu tendues.

    Le commissaire, de retour à Paris, tente de resserrer les liens entre ses différents collaborateurs, sans obtenir tous les résultats souhaités, lui-même étant pris en chasse par des gendarmes.

    Ce roman assez touffu, une fois refermé, laisse une impression de confusion assez farfelue, mais ce peut être un bon délassement pour les amateurs de récits largement invraisemblables.

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