• Armance – Stendhal

    Dans Armance, Stendhal décrit le parfait héros romantique en la personne d’Octave de Malivert. Ténébreux à souhait, tout juste sorti de l’Ecole Polytechnique, presque certain de toucher une fortune au titre des réparations votées par la Chambre monarchiste en compensation des spoliations de la Révolution, Octave est aimé de sa cousine, Armance de Zohiloff, pure jeune fille d’origine russe, trop réservée pour exprimer ses sentiments à ce cousin par trop fantasque. Stendhal, dans ce tout premier roman qu’il écrivit, est assez habile pour montrer l’évolution des sentiments réciproques des deux jeunes gens, mais, en même temps, il laisse entendre à mots couverts que son héros est affligé d’une déficience qui rendrait le mariage problématique.

    Au fur et à mesure que le lecteur prend connaissance du mal d’Octave, il saisit mieux la conduite incohérente de ce grand incompris, parmi la famille et les relations de ses parents. Ainsi, au travers de scènes parfois excessives, mais bien amenées par l’auteur, le lecteur se rend compte de l’impossibilité pour les deux amoureux d’aboutir à une solution satisfa isante.

    Au-delà du cas des deux amoureux, l’évocation de la noblesse volontiers revancharde et peu consciente de la faiblesse relative de sa position, crée un arrière-plan historique tout à fait intéressant à ce sombre roman des amours impossibles.

    Il lui faut naturellement une fin conforme au schéma général de l’œuvre et le jeune Stendhal, dans son style déjà très fluide, parvient à l’amener d’une façon relativement attendue, avec beaucoup d’élégance.

     

     

     

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