• Eldorado traite de l’un des sujets les plus tragiques de notre époque : le trafic maritime permettant à un certain nombre d’immigrés clandestins de quitter l’Afrique pour gagner l’île de Lampedusa. De nombreux immigrés périssent au cours de la traversée. D’autres, à peine plus chanceux, sont détroussés de leur maigre bien au cours de la traversée.

    Certains sont même renvoyés en Afrique dès leur arrivée sur l’île.

    Après la traversée, le capitaine Salvatore  Piracci rencontre à Catane une femme qu’il avait sauvée antérieurement. Celle-ci avait été abusée par les passeurs et son bébé était mort. Toute sa vie ultérieure consistait à rechercher le passeur qui avait trompé les passagers. Elle cherche à convaincre le capitaine Piracci de l’aider. Celui-ci accepte. Cependant, il ne retrouve pas toutes les embarcations. Il finit par abandonner sa mission et partir vers l’Afrique dans une barque de pêcheurs.

    Dans la même période, deux frères Soudanais décident de partir vers la Lybie en vue d’effectuer la traversée vers l’Europe.

    Cependant, l’un des frères décide de s’arrêter à cause de la maladie qui le ronge.

    L’autre frère, Suleiman, poursuit sa route, mais le groupe d’émigrants est dépouillé par les passeurs.

    Ainsi, ce roman très dur montre dans toute sa cruauté l’horreur du trafic des passagers originaires d’Afrique vers « l’Eldorado européen », que bien peu atteignent sains et saufs.

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  • Quoi de plus différent que l’Irlande de l’Allemagne ? Pourtant, l’écrivain allemand se complet à parcourir l’Irlande, fréquenter ses habitants au gré des pubs, des rues et des chemins qui traversent les landes. Il est sensible au mode de vie des habitants, généralement très ouverts, tout en pouvant parfois conserver une apparence et un ton un peu bourrus.

    C’est le charme du pays, qui ne se laisse pas dévoiler au premier coup d’œil du visiteur. Le récit d’Heinrich Böll ne dissimule pas l’émotion du voyageur à la découverte du pays et de ses habitants, généralement très hospitaliers et aimables avec les visiteurs.  

    Même la pluie, pourtant si fréquente en Irlande, contribue au bonheur de l’auteur à la découverte d’un pays dont le mode de vie semble aux antipodes du sien.

    En somme, il s’agît d’un récit très sensible d’un court voyage dans une terre qui se dévoile lentement.

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  • Temps glaciaires est un roman policier qui débute par une série de suicides et se poursuit dans les locaux d’une mystérieuse société dont les membres sont de fervents admirateurs de Robespierre.

    Parmi cette société se retrouvent des gens qui entreprirent un long voyage vers l’Islande, au cours duquel d’étranges crimes ont été commis à leur encontre par un mystérieux aventurier, qui aurait même présidé à des scènes d’anthropophagie.

    Le commissaire parisien Adamsberg alla enquêter en Islande, sans obtenir de résultats très probants, laissant son commissariat parisien sous la garde de son adjoint Danglard, avec lequel les relations sont un peu tendues.

    Le commissaire, de retour à Paris, tente de resserrer les liens entre ses différents collaborateurs, sans obtenir tous les résultats souhaités, lui-même étant pris en chasse par des gendarmes.

    Ce roman assez touffu, une fois refermé, laisse une impression de confusion assez farfelue, mais ce peut être un bon délassement pour les amateurs de récits largement invraisemblables.

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    Dans une propriété située à la campagne, Louise, une jeune femme, rencontre régulièrement son amant et lui raconte les détails de la fin de vie de Marie, la tante de son mari.

     

    Louise parle inlassablement de toutes les caractéristiques de cette lente agonie, sans omettre de mentionner leur caractère pénible.

     

    Ce très long monologue paraît ainsi contenir toute la substance de l’histoire des habitants de cette propriété, remémorée par la plus vive de ses habitants, et insiste naturellement sur la tristesse qui préside à cette vie commune.

     

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  • Ce roman largement autobiographique fournit une multitude de renseignements sur son auteur, depuis ses premières années en Russie puis en Pologne, toujours accompagné de sa mère, qui n’avait de cesse d’exprimer l’ambition qu’elle envisageait pour son fils.

    Et cette ambition ne fut pas trahie : Romain Gary se forma au métier d’aviateur, qu’il exerça durablement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle se poursuivit par l’apprentissage de la fonction diplomatique, qui l’entraina longuement dans cette carrière, toujours sous l’injonction de sa mère, qui vénérait la France.

    Il s’agît d’une vaste fresque qui met en lumière l’amour réciproque de la mère et du fils, lequel, même très éloigné de sa mère, entend toujours les injonctions qu’elle lui prodigue et les applique docilement, quel que fût le danger qu’il courût dans les plus graves difficultés de la guerre.

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