• Nathalie Sarraute invite le lecteur à pénétrer dans la vie, en apparence étriquée, d’un homme âgé et de sa fille.

    La narration est souvent hachée, montrant, d’une certaine façon, la pauvreté des échanges entre ces deux personnages.

    Le roman est le reflet d’une vie commune étroite et qui pourtant donne matière à une histoire, certes limitée mais bien réelle, que le lecteur peut imaginer plus répandue qu’il ne l’aurait envisagée au prime abord.

    Tous ces micro-événements revêtent une importance inouïe pour ces personnages, même si le lecteur non averti les sous-estime, comme les avatars d’une vie très pauvre, dont les protagonistes ne parviennent pas à sortir.

    Il convient de noter encore l’admirable écriture de ce roman non conventionnel, préfacé par Jean-Paul Sartre.

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  • Ce livre publié en 1934 est un recueil de quatorze nouvelles qui, à des degrés divers, évoquent la première guerre mondiale, ainsi que la guerre de Sécession, aussi bien qu’un conflit familial qui se règle auprès d’un juge.

    Il s’agît de l’un des premiers ouvrages de Faulkner, qui sert en quelque sorte de prélude aux grands romans de la maturité de l’écrivain.

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  • Largement autobiographique, ce roman de Patrick Modiano évoque principalement la période de l’occupation, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette expérience l’a fortement marqué, et elle fut renforcée par l’absence fréquente de son père et de sa mère.

    Il y eut aussi une période où il séjourna à Biarritz. Il rend compte brièvement de ses amours avec Denise Dressel et, surtout, il cherche à reconstituer tout ce passé tellement douloureux, durant lequel ses proches disparaissaient pour un temps indéterminé.

    Toute la rédaction est marquée par le récit de ses rencontres avec des individus très différents les uns des autres.

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  • Ce roman assez ancien met en scène François Besson, le narrateur. Celui-ci semble traumatisé par l’apparition furtive d’une jeune fille sur un vélomoteur, avant que celle-ci disparaisse. A partir de là, François Besson, totalement perturbé, est hanté par l’idée de la mort.

    Son amie Anna lui laisse entendre une forme de confession sur bande magnétique, où son désespoir s’affirme. Les intentions d’Anna restent confuses ; cependant, elle finit par se suicider, en faisant référence au déluge. Il est vrai qu’une pluie intense s’abat sur la ville située au bord de la mer. In fine, François Besson se laisse aller au désespoir.

    Ce roman, avec son implacable déluge, ne laisse aucune note d’optimisme à ses personnages.

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  • Premier volume d’une trilogie, Le Hameau amène le lecteur dans le sud profond des Etats-Unis, au sein d’une région où se situe le plus ou moins mythique « domaine du vieux Français ».

    Flem Snopes est un ambitieux. Il n’est pas riche, mais cela ne l’empêche pas de faire valoir les quelques atouts qu’il possède. Ainsi, il réussit à épouser la fille de la famille Warner, qui était déjà convoitée par un voisin.

    A la recherche d’un mystérieux trésor enfoui, il passe ses nuits, comme ses voisins, à en recherche la trace. Le lecteur sent dans cette quête un goût de domination, au sein d’une population qui semble pourtant être plus proche de la nécessité que de l’opulence, ce que révèle la tension entre les différents habitants pour s’efforcer de supplanter ses voisins.

    Au début du roman, la ruée des habitants pour tenter d’acheter des chevaux, dans une grande confusion, fournit une image vivante de la tension qui existe au sein de cette population au niveau de vie précaire.

    Ce roman peut être lu comme une bonne introduction à l’œuvre de Faulkner.

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