• Ferdydurke – Witold Gombrowicz

    Ferdydurke, le premier roman écrit par Witold Gombrowicz, donne tout de suite le ton de l’œuvre à naître de son auteur : il s’agît notamment de tourner en dérision certaines attitudes humaines, à l’occasion de la description d’une forme exemplaire de lutte des classes à l’intérieur des milieux ruraux de la Pologne.

    Dans ce roman, Gombrowicz introduit deux concepts qui deviennent fondamentaux pour lui : la gueule et le cucul.

    La gueule désigne l’image que les individus veulent donner d’eux-mêmes, le plus souvent de façon mensongère.

    Le cucul est le complément de la gueule. L’expression désigne la propension des individus à demeurer dans l’immaturité tout au long de leur existence.

    En s’appuyant sur ces deux concepts forgés pour les besoins de sa narration, Gombrowicz décrit les misères de la paysannerie de son pays, et sa tendance à tomber dans le déclin et la déliquescence.

    Les ouvriers agricoles et les domestiques sont maltraités. Les maîtres sont inconséquents et deviennent généralement autoritaires sans motifs précis.

    Tout au long d’une rédaction riche de toutes sortes d’inventions de langage, l’auteur dresse un tableau assez accablant des malheurs du monde agricole dans les campagnes de son pays.

    L’inventivité de la narration rend cette œuvre particulièrement séduisante aux amateurs d’un langage neuf.

     

     

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