• Ce roman repose sur le thème de la rencontre fortuite. Dans un hôtel, une femme voit entrer dans le hall « un jeune étranger aux yeux bleus cheveux noirs ». Le jeune homme se rapproche de la femme qu’il avait perdue. Heureux de l’avoir retrouvée, il se désespère déjà d’avoir à la perdre. Un homme présent dans le hall de l’hôtel observe les mouvements du couple.

    Le roman se poursuit en un chassé-croisé où les personnages se rencontrent, puis se perdent. L’homme du hall se lamente également de l’impossibilité apparente de rester en relation avec la femme qui l’attire. Il la retrouve néanmoins et lui propose de venir le rejoindre dans sa chambre, en lui promettant de ne pas la toucher. Cette rencontre nocturne se renouvelle chaque nuit. Tous deux expriment leurs difficultés existentielles, sans se résoudre à une liaison solide et durable.

    En fait, l’homme mûr ressent une plus forte attirance pour le jeune homme que pour la femme, qui vient néanmoins le rejoindre assidument.

    Le roman s’achève sur ce chassé-croisé sans but et sans dénouement, dans les lamentations d’un amour impossible entre les différents protagonistes.

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  • Nathalie Sarraute invite le lecteur à pénétrer dans la vie, en apparence étriquée, d’un homme âgé et de sa fille.

    La narration est souvent hachée, montrant, d’une certaine façon, la pauvreté des échanges entre ces deux personnages.

    Le roman est le reflet d’une vie commune étroite et qui pourtant donne matière à une histoire, certes limitée mais bien réelle, que le lecteur peut imaginer plus répandue qu’il ne l’aurait envisagée au prime abord.

    Tous ces micro-événements revêtent une importance inouïe pour ces personnages, même si le lecteur non averti les sous-estime, comme les avatars d’une vie très pauvre, dont les protagonistes ne parviennent pas à sortir.

    Il convient de noter encore l’admirable écriture de ce roman non conventionnel, préfacé par Jean-Paul Sartre.

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  • Ce livre publié en 1934 est un recueil de quatorze nouvelles qui, à des degrés divers, évoquent la première guerre mondiale, ainsi que la guerre de Sécession, aussi bien qu’un conflit familial qui se règle auprès d’un juge.

    Il s’agît de l’un des premiers ouvrages de Faulkner, qui sert en quelque sorte de prélude aux grands romans de la maturité de l’écrivain.

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  • Largement autobiographique, ce roman de Patrick Modiano évoque principalement la période de l’occupation, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette expérience l’a fortement marqué, et elle fut renforcée par l’absence fréquente de son père et de sa mère.

    Il y eut aussi une période où il séjourna à Biarritz. Il rend compte brièvement de ses amours avec Denise Dressel et, surtout, il cherche à reconstituer tout ce passé tellement douloureux, durant lequel ses proches disparaissaient pour un temps indéterminé.

    Toute la rédaction est marquée par le récit de ses rencontres avec des individus très différents les uns des autres.

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  • Dans cet ouvrage, Pierre Michon exprime son point de vue sur différents écrivains. Pour l’essentiel, il s’agît de Samuel Beckett, Gustave Flaubert, William Faulkner et Victor Hugo.

    Le titre fait référence à une étude sur Beckett, dans laquelle Pierre Michon s’intéresse particulièrement à une photographie de cet écrivain. De là naît le développement sur les deux corps du roi : en premier lieu l’écrivain idéal et en second lieu le corps dans sa réalité physique.

    Dans ce court volume, Pierre Michon se focalise sur Booz endormi, le long poème de Victor Hugo, qu’il se plait à réciter en public.

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